Déverrouiller le bootloader d’un Smartphone Android

Je n’adhère pas à la mode des smartphones hors de prix. De plus il arrive régulièrement que j’ai besoin d’abandonner mon sac et mes affaires dans un endroit non surveillé, et je préfère voyager léger. Je me suis donc mis en quête récemment d’un smartphone rencontrant les critères suivants:

  • La 4G (pour avoir une bande passante correcte et pouvoir le garder quelques années)
  • Android (pour pouvoir le bidouiller)
  • Une batterie qui tienne un minimum (mais si elle tient pas avec l’Android par défaut ce n’est pas grave, je vais le changer)
  • Le moins cher possible

Et après avoir patienté quelques temps, j’ai fini par trouver mon bonheur: Le Hom Tom Ht3 pro, un modèle chinois vendu 60€ port compris. Restait à se lancer dans la complexe tâche de remplacer l’Android par défaut (réputé gourmand en batterie et infesté de spywares chinois) par une alternative libre. Et il se trouve que la première étape avant toute tentative de hacking quelle qu’elle soit consiste à déverrouiller le gestionnaire d’amorçage du téléphone.

Installation des outils ADB et Fastboot

L’aventure Windows..

Il y a pléthore de tutoriels à ce sujet sur la toile, d’inégale qualité et de pertinence variable. J’ai d’abord été induit en erreur par un faux problème sous Linux, un tutoriel prévenant qu’il fallait pouvoir lancer le logiciel « SP Flash Tool » et ce dernier ne se lançant pas faute d’une dépendance non satisfaite vers un package non supporté par ma distribution: libpng12-0. Je me suis dit que ça allait être galère, que tout le monde utilisait Windows et que j’allais faire pareil.

Hélas, j’ai été pour le moins déçu. Car la plupart des tutoriels prennent le cas d’un téléphone de constructeur type nexus avec des drivers génériques. Et ils ne sont même pas d’accord entre eux sur le mode de connexion du téléphone. Alors il faut trouver les bons drivers compte tenu du processeur ARM du téléphone de si Windows est en 32 ou en 64 bits et de si c’est Windows 7, 8 ou 10. Sachant que dans mon cas le constructeur ne propose pas de pilotes et que ceux qu’on peut trouver sur la toile ne sont pas forcément signés ou plus à jour que les pilotes par défaut de Windows, qui du coup les refuse.

Après avoir gâche plusieurs heures à essayer de faire marcher les choses sous Windows (et même via une autre machine), j’ai fini par lâcher l’affaire et je me suis dit que finalement ça ne serait pas forcément plus galère sous Linux.

On passe sous Linux!

J’ai fait mes tests sous Ubuntu 17.04, variante Gnome. Après quelques recherches, j’ai téléchargé le paquet libpng12-0 depuis les dépôts de Xenial, je l’ai installé sans problème, et « SP Flash Tool » a démarré correctement. Un soucis en moins. Puis j’ai suivi ce tutoriel (en anglais) pour installer les outils adb et fastboot. Si un jour le lien est mort, vous pourrez également le retrouver via webarchive. Je vais le résumer rapidement:

  1. Installer les paquets android-tools-adb et android-tools-fastboot afin d’avoir toutes les dépendances résolues et d’initialiser la config
  2. En fait ces paquets ne sont probablement pas à jour, donc autant télécharger la dernière version de ces outils depuis le site de Google.
  3. Créer le fichier ~/.android/adb_usb.ini. Honnêtement je n’ai pas bien compris à quoi il servait mais ça ne mange pas de pain. J’ai ajouté l’identifiant de mon smartphone:
    # Mediatek
    0x0e8d
  4. Mettre en place des règles udev à partir d’un fichier prégénéré.
  5. Brancher le téléphone sur l’ordinateur et utiliser la commande « adb devices » pour tester

Il se trouve que dans mon cas ça ne marchait pas. Après avoir revérifié toute la procédure pas à pas, je me suis rendu compte que le mode debug de mon smartphone avait du se désactiver à un moment. Je l’ai réactivé et ça a marché.

options

Déverouillage..

Une fois adb fonctionnel, il restait à tenter le déverrouillage proprement dit. Pour la suite, je me base sur ce tutoriel (en anglais), (lien de secours), avec les précisions suivantes:

  • Le wifi de mon téléphone était à jour
  • J’utilise la connexion en tant que stockage USB
  • Lorsque ce modèle de téléphone redémarre en fastboot mode, il affiche uniquement « Fastboot Mode… » et c’est tout. Ce n’est pas un bug, c’est normal, il faut continuer avec la suite du tutoriel.
  • Si jamais le téléphone refuse le déverrouillage, vérifier que l’option « OEM unlocking » est bien activée dans les options développeur (cf capture d’écran précédente)

Je ne suis pas allé plus loin pour l’instant, car il m’a fallu déjà un bon moment pour trouver toutes ces astuces. Mais l’installation de TWRP est au programme.

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Ressuciter un site internet qui n’existe plus ou n’est plus accessible

Ressuciter une page

Lorsqu’une page n’est plus accessible…

Certaines recherches sur internet mènent à des sites qui sont dans le cache du moteur de recherche, mais qui de fait n’existent plus. Il peut également arriver qu’en essayant d’accéder à l’un de ses favoris on ait la désagréable surprise de constater que le site internet correspondant n’est plus en ligne. Dans ce type de situation, tout n’est pas encore perdu, il est parfois encore possible de retrouver tout ou partie du site dans la « mémoire » d’internet.

Utiliser le cache des moteurs de recherche…

Faisons le test de rechercher ce blog, « aldiansblog » dans Google, Yahoo, Bing. On obtient les résultats suivants:

Résultat Google

Résultat Google

Résultat Yahoo

Résultat Yahoo

Résultat Bing

Résultat Bing

Chaque fois vous noterez la possibilité d’accéder à la version en cache du résultat, soit via le lien En cache de Yahoo, soit via un petit menu déroulant. Lorsque le site internet auquel on veut accéder n’est plus disponible, ce cache peut vous permettre d’obtenir tout de même les informations recherchées, j’en faisait déjà mention dans mon précédent article sur le cache en informatique.

Utiliser une capture enregistrée sur un site d’archive..

Il existe un certain nombre d’organisations qui se sont donné pour but de constituer une archive du Web. C’est le cas par exemple de la célèbre Wayback Machine (voici un tuto en français sur ce site), mais il y a d’autres possibilités, comme par exemple Pandora (qui est gérée par le gouvernement australien), ou encore en plus original, screenshots.com permet d’obtenir une capture d’écran du site internet.

Il existe d’autres possibilités, mais elles sont moins facilement accessibles.

Utiliser une extension Firefox..

Diverses extensions Firefox permettent d’accéder à du contenu archivé, vous pouvez par exemple rechercher wayback ou encore cache pour en obtenir une liste. Pour ma part, j’ai utilisé Resurrect Pages dans la capture d’écran qui illustre ce billet. Comme vous pouvez le voir, elle intègre dans la page d’erreur par défaut de Firefox un certain nombre de boutons, pouvant mener à une version archivée de la page. Par ailleurs, si vous faites un clic droit, personnaliser sur une de vos barres d’outils, vous pourrez trouver dans la fenêtre qui s’ouvrira une petite icône correspondant à l’extension, que vous pourrez glisser dans l’une de vos barres d’outils, afin de pouvoir l’utiliser depuis n’importe quelle page et pas uniquement les pages en erreur, ce qui peut être pratique lorsque vous souhaitez voir une version précédente d’une page qui a changé récemment.

Découverte d’Android : premiers paramètrages

I Passer administrateur

SuperSU

SuperSU

A peine la tablette reçue et déballée, la première chose que j’ai faite, c’est vérifier si le fait de rooter la bestiole provoquait une perte des données utilisateur. Rooter, c’est le fait de passer administrateur du mobile alors que l’on est par défaut simple utilisateur. Cette action est donc indispensable pour tout bidouilleur qui se respecte et qui ne veut pas buter sans cesse dans les limitations imposées à l’utilisateur standard. J’ai donc fait quelques recherches et constaté qu’effectivement il valait mieux commencer par là. Il y a de nombreux tutoriels sur le web y compris francophone qui expliquent en détail toute la procédure, je ne m’étendrait donc pas dans les détails, pour ma part j’ai suivit ce tutoriel (en anglais). Juste quelques petites précisions, le tutoriel dit de télécharger SuperSU à l’étape deux, mais il faut bien évidemment attendre la fin de l’étape 5 pour le faire puisque celle-ci provoque l’effacement total des données utilisateur.  Une fois le tutoriel achevé, lancer l’application depuis le téléphone demande de télécharger un petit complément, puis devient active. Le fonctionnement est très simple: chaque fois qu’une application vous demandera les droits d’administration, SuperSU vous présentera une popup pour vous demander confirmation, avant de l’autoriser. A vous de savoir ce que vous faites. Dernier point, il parait qu’une directive européenne stipule que rooter un téléphone n’annule pas la garantie et que c’est au constructeur de prouver que les altérations logicielles que vous avez apporté au téléphone ont provoqué des dommages matériels. Mais à moins d’avoir les ressources pour intenter un procès à Google, ça reste purement théorique. Faites attention à ce que vous faites. Normalement le SDK vous permet de rétablir le téléphone dans sa configuration originale, ça pourrait aussi être une solution.

Petite astuce pour finir, suite à une mise à jour d’Android j’ai perdu le root. J’ai du retélécharger la dernière version de SuperSu et repartir de l’étape 6. Rien de bien grave si ce n’est la nécessité de brancher la tablette sur l’ordinateur.

II Quelques manipulations de base à connaitre

L’écran d’accueil est assez moche, un playstore version géante prend la moitié de la vue. Heureusement, un « tap » (c’est à dire une pression) prolongé suivit d’une glissade permet de glisser tout cela vers la petite croix en haut à gauche, c’est à dire vers l’oubli. Quelques autres icônes ont alors suivit le même chemin.

Personnaliser le fond d’écran.. Ça se fait très simplement via un tap prolongé sur l’arrière plan.

Fermer une application… Ça n’a l’air de rien, j’ai un peu cherché, on peut bien sûr aller dans la liste des applications récentes, et faire un tap prolongé vers le bord de l’écran, mais ça ne ferme pas l’application, d’ailleurs l’icône reste dans la barre d’état en haut. Seule solution que j’ai trouvée pour le moment, aller dans les paramètres, afficher la liste des applications, sélectionner l’application et la forcer à quitter.

III Les applications de base

III.1 L’explorateur de fichiers

File Explorer

File Explorer

J’ai été très surpris en découvrant Android de voir qu’il n’y avait pas d’explorateur de fichiers inclus par défaut, c’est comme si l’on vous livrait un ordinateur et impossible de parcourir les fichiers. Heureusement il y a pléthore de possibilités sur le Google Play Store, restait encore à choisir la meilleure. J’ai mené une étude comparative rapide, il y a beaucoup de documentation sur le sujet et de toute manière les statistiques de téléchargement parlent d’eux mêmes. Apparemment le plus populaire semble être ES Explorer. Pour ma part j’en ai choisi un à peine moins connu, File Explorer, pour ses fonctionnalités étendues de reconnaissance des types de fichiers multimédia, et pour son look qui me plait bien.

III.2 Firefox

Firefox

Firefox

Je ne serais pas moi-même si je ne proposais pas l’installation de Firefox. C’est le seul moyen d’échapper à la politique assez contraignante de Google qui sous le noble prétexte de favoriser l’expérience utilisateur en partageant un seul profil entre plusieurs applis conduit au final à l’impression d’être espionné et fiché. En effet qui aujourd’hui n’utilise pas les services Google tels que GoogleMaps, Youtube, Gmail, ou tout simplement le moteur de recherche? Mais j’ai remarqué que l’app Youtube me proposait des vidéos en fonction de mes résultats de recherche alors que j’ai bien fait attention à toujours avoir un compte mail séparé pour youtube et pour gmail et je déteste ce fliquage. Dans la même veine, le mobile vous invite à créer un compte Gmail (si pas déjà fait) et à passer sur Google+… Ce qui signifie que les photos que vous hébergiez sur Picasa et qui étaient jusqu’alors strictement privées deviennent la propriété de Google de manière insidieuse. Le but pour moi n’est pas ici de livrer une diatribe contre Google (même si j’ai mes raisons de trouver que ces dernières années il est moins performant pour trouver du contenu techniquement pointu), mais simplement de livrer un constat: nos données utilisateurs nous échappent, il faut se donner les moyens d’y remédier. Pour ma part j’ai créé un nouveau compte gmail spécifique pour la tablette et je vais voir mes emails sur mon vrai compte via Firefox.  A coté de ça je ne suis pas vraiment enchanté par Firefox pour le moment, je le trouve un peu lent comparé à Chrome..

III.3 Avast

Avast antivirus et Pare-feu

Avast antivirus et Pare-feu

Une fois que le système commence à devenir un peu plus simple à utiliser, se pose très vite la problématique de la sécurité. Lors de l’opération de rootage j’ai déjà été amené à installer des applications non officielles, et cela va perdurer j’ai donc besoin d’un bon antivirus. C’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers Avast, qui reçoit régulièrement des lauriers pour toutes les fonctionnalités qu’il apporte gratuitement à ses utilisateurs. J’ai lu sur certains blogs qu’il y avait des alternatives encore meilleures, mais bon les scores de détection de virus ça va, ça vient, je prend quelque chose que je connais et qui est performant dans la durée. Cerise sur le gâteau, comme j’ai rooté ma tablette, il fait pare-feu aussi et permet de bloquer sélectivement le wifi, la 3G ou la 4G pour chaque application. Il devrait permettre aussi théoriquement de fermer des applications et de mesurer la quantité de données que chacune consomme mais pour le moment je ne suis pas convaincu que ça fonctionne parfaitement.

III.4 Bloquer les pubs

Bloqueur de Pubs Adaway

Bloqueur de Pubs Adaway

J’ai été immensément déçu de constater qu’il y avait de la publicité dans les applications par défaut de mon appareil payé à prix d’or (encore plus quand on sait que c’est le même prix en dollars et en euros, alors que le taux de change n’est pas du tout favorable aux acheteurs européen). Je comprends que certaines applications se monétisent de cette manière, mais dans celles qui sont fournies de base, c’est tout à fait scandaleux. Mon premier réflexe a été de me tourner vers Adblock Plus en version Android, étant donné que j’ai déjà l’habitude de ce bloquer sous Firefox, comme j’en ai déjà fait mention dans ce blog. Hélas, première constatation il n’est pas dans le Store officiel, et Google a fait en sorte de le bloquer de telle manière qu’il faut que l’utilisateur configure un serveur proxy sur son appareil pour y rediriger tout le traffic sortant, ce qui s’avère assez contraignant. J’ai tout de même tenté l’expérience, d’autant plus que la manipulation ne nécessite pas d’être forcément rooté, je voulais voir le résultat.

Première constatation, l’application consomme pas mal de mémoire vive, suffisamment pour qu’on s’en aperçoive, et elle consomme aussi de la batterie subséquemment. Ensuite, elle bloque les pubs, oui mais avec plus ou moins de bonheur en les remplaçant parfois par un cadre blanc. Sur les applications sur fond foncé, le résultat obtenu est tout simplement pire que d’avoir une publicité peu intrusive. Enfin, tout le traffic internet passe par le serveur proxy, y compris ma webradio (qui ne marche plus du coup), et je n’ai pas réussi à mettre en place une liste blanche. Bilan des courses: je l’ai désinstallé.

J’ai alors fait des recherches un peu plus poussées sur la question et je me suis tourné vers Adaway. Cette solution gagnerait à être connue car j’en suis pleinement satisfait. Son principe est très simple: il faut être sur un appareil rooté (ce qui est mon cas) et il va modifier le fichier /hosts pour faire en sorte de bloquer toutes les pubs. Simple et efficace. Après il ne faut pas se leurrer, comme la plupart des bloqueurs de pubs il fonctionne sur la base d’une liste mise à jour régulièrement de toutes les publicités existantes et à défaut de charger les pubs on charge un catalogue d’urls de pubs à bloquer.

Petit point d’attention certaines applications se sont mises à détecter que je bloquait les pubs, c’est le cas de SSH droid par exemple. J’aurai pu essayer de passer en liste blanche le serveur publicitaire concerné, mais j’ai préféré installer une alternative ne posant pas ce problème. C’est dommage car j’aimais bien cette petite appli, j’y reviendrai peut être…

IV Transfert de Fichiers sous Linux

Pour transférer des fichiers sous Windows, pas de soucis, une fois que les drivers ont été convenablement installés par le kit de WugFresh, il suffit de brancher le cable USB et on peut accéder à l’appareil comme à n’importe quel périphérique multimédia. Sous Linux c’est un peu plus compliqué, et il n’y a pas de solution simple. Pour ma part je me suis surtout inspiré de ce tutoriel (en anglais). Le principe est très simple: on lance un serveur SSH sur la tablette, et on y accède depuis un client situé sur l’ordinateur. Avant d’installer mon bloqueur de pub, j’utilisais  SSH droid, que je vous recommande chaudement car il arrive à se rendre accessible via le cable USB, et de plus il ne fait que ça mais il le fait bien.

SSH Server

SSH Server

Ne pouvant pas l’utiliser, je me suis rabattu sur SSH Server, qui est encensé par les critiques, en effet il dispose de beaucoup plus d’options, mais du coup il faut savoir trouver ce que l’on recherche. Une fois l’application lancée il faut ajouter un serveur en donnant un nom et un port aléatoire, puis ajouter un utilisateur autorisé à s’y connecter en donnant un nom et un mot de passe, et enfin lancer le serveur.

Reste à s’y connecter depuis l’ordinateur. Le tutoriel dont je faisais mention propose un accès via Nautilus ou Dolphin. Pour ma part j’ai essayé l’accés via Nautilus, ça marchait très bien avec SSH Droid, mais en ce qui concerne SSH Server, impossible de copier de gros fichiers, la connexion saute tout le temps (peut être parce qu’il faut passer par un réseau local en wifi pour arriver au but recherché). Alors j’ai décidé d’improviser et d’en revenir aux bonnes vieilles méthodes et j’ai tout simplement installé FileZilla, j’y ai configuré une connexion en SFTP et vogue la galère la suite a été très simple.

V Conclusion

J’en ai terminé avec ce premier tour d’horizon de ma plongée progressive dans l’univers d’Android. J’ai un petit peu survolé certaines étapes dans le but de ne pas perdre trop de temps à détailler alors que le billet est déjà fort long et m’a pris un bon moment à rédiger. J’aurai surement l’occasion d’écrire d’autres billets sur ce thème dans le futur afin de creuser de nouvelles pistes au fur et à mesure de mes expérimentations.

Mes choix pour ma tablette 7 pouces

nexus 7 2013

nexus 7 2013

Une fois n’est pas coutume, je vais jouer le blogueur branché qui présente son téléphone. Jusqu’à présent j’avais bien résisté à la mode des smartphones, arguant que puisque j’ai internet déjà chez moi et au travail, je pouvais m’en passer dans les transports en commun et en profiter pour me cultiver. Mais dans la mesure où ils se répandent de plus en plus et où les tablettes également sont en train de se démocratiser, je me suis dit qu’un ingénieur informaticien curieux ne pouvait pas passer à coté du phénomène.

J’ai regardé un petit peu ce qui se faisait. Les smartphones ne m’intéressaient pas, écran trop petit (j’ai des gros doigts), les tablettes me paraissaient fragiles et trop grandes, donc peu adaptées à la mobilité, je me suis donc tourné vers la solution hybride qui se développe beaucoup en ce moment, la tablette 7 pouces. Gros avantage, l’écran est suffisamment grand pour avoir un bon confort de lecture, mais suffisamment étroit pour manipuler l’objet d’une seule main (j’ai des grandes mains, j’arrive à le tenir entre le pouce et l’index sans soucis).

Restait à choisir le modèle, mais le choix a été encore une fois extrêmement rapide, d’une part parce que j’ai l’âme d’un libriste, je déteste les système fermés et opaques, et d’autre part parce que j’ai l’âme d’un hacker, je veux pouvoir bidouiller tout mon saoul quitte à démolir complètement le système de fichiers et de voir le réinstaller à la main en ligne de commande. J’ai donc choisi une tablette sous Android. Critère suivant, j’ai l’âme d’un geek, je veux donc un produit qui bénéficie de mises à jour régulières, avec la dernière version d’android si possible, et sans surcouche logicielle ou appstore maison comme certains grands constructeurs savent si bien le faire. En conséquence un produit google paraissait tout indiqué. Or le Nexus 7 version 2 est sorti en France il y a à peine 2 semaines avec la dernière version d’android 4.3, je me suis donc tourné vers ce modèle et pour le moment j’en suis très content.

Petit lifting du blog

Ancien thème

Ancien thème

Cela fait un petit peu plus de 4 ans et 100.000 visiteurs que ce blog existe. Durant cette période, les écrans sont passés en 16/9, et les tablettes ont fait leur apparition. Dans ce contexte, le design chargé et pas du tout adapté aux petits écrans de l’ancien thème Garland avait fait son temps.

Je me suis mis en quête d’un nouveau thème en partant des considérations suivantes:

  • La plupart des widgets de calendrier, articles récents, articles les plus vus, etc, surchargent le design global, seul l’outil de recherche est vraiment utile.
  • Pour obtenir un rendu épuré sans gaspillage de place, une présentation à une seule colonne était souhaitable.
  • Par ailleurs au vu de ma fréquence de publication de nouveaux articles et de mon nombre relativement anecdotique de 3000 visiteurs mensuels, il n’y a pas grande nécessité de passer en version premium, je me suis donc limité aux thèmes gratuits.
  • J’ai donc cherché les thèmes wordpress gratuits à une seule colonne qui proposent un formulaire de recherche dans l’en tête. J’en ai trouvé quelques uns, et notamment Twenty Eleven.
  • Malheureusement ce thème et de nombreux autres s’avèrent ridiculement étroits Sur un écran 24 pouces la largeur de la colonne prend à peine un tiers de l’écran.
  • J’ai donc abandonné mon critère précédent et j’ai recherché avant tout des thèmes qui ont un rendu large sur un écran large, tout en s’adaptant bien à un écran petit.
  • Le thème finalement choisi, Twenty Twelve est celui qui répond le mieux à cette problématique, j’ai remis un fond bleu ciel pour rappeler l’ancien thème et ajouté un menu « Rechercher… » qui redirige vers une recherche google sur le blog afin de constituer un substitut à l’ancien formulaire de recherche (qui de toute manière ne renvoyait pas toujours des résultats très pertinents).

La suppression de certains widgets (boutons d’abonnements et de Flux RSS) m’ennuie tout de même un peu, mais je les ai reportés dans les pages statiques. Curieusement ils s’affichent en pied de page et non sur les cotés, mais c’est très bien comme ça. De plus, dans la mesure où la majorité des visiteurs de ce blog vient suite à une recherche google sur un thème précis et ne reviennent plus ensuite, il n’y avait pas matière à leur imposer tous ces widgets.

Filtrer les hotspot wifi par leur adresse mac

WirelessMon

WirelessMon

Dans un précédent article, Désactiver la gestion du wifi par Windows, je faisais déjà allusion à la problématique d’avoir plusieurs possibilités de connexion sur des hotspots de même nom, et de ne pas savoir comment faire pour en sélectionner un en particulier (par exemple celui qui a le meilleur signal). J’ai donc recherché activement un logiciel capable de gérer la connexion à un réseau wifi en se basant sur autre chose que le nom de réseau (le SSID), et en l’occurrence, l’adresse MAC. Pour le moment je n’ai pas encore réussi à trouver d’utilitaire gratuit, mais je cherche encore. WirelessMon vous coutera donc 30$ si vous l’utilisez durant plus d’un mois, car c’est le délai de la version démo.

Il affiche la liste de tous les points d’accès disponibles avec leur nom et leur adresse MAC. Sur cette capture d’écran tirée du Web il y en a peu, mais pour ma part, en milieu urbain j’en détecte plus de 30! Il affiche également une mire qui donne une valeur indicative de la force du signal. L’expérience a montré qu’en fait c’est joli mais à prendre avec des pincettes, de même que ce que pourrait vous afficher n’importe quel logiciel: quand il ne vous affiche rien, c’est qu’il ne détecte rien à l’instant T, mais ça ne veut pas dire qu’il y a rien. Je vous conseille donc d’utiliser un scanner de réseaux wifi en complément pour déterminer quel est le réseau wifi le plus optimal et de n’utiliser ce logiciel qu’une fois que votre choix est fait.

Filtrage par adresse mac

Filtrage par adresse mac

Venons-en justement à l’étape de la connexion:  cliquez droit sur le réseau qui vous intéresse, choisissez de vous connecter, et une fenêtre de connexion s’affiche alors. Sélectionnez l’option qui correspond au filtrage par adresse MAC et validez. Puis désactivez la gestion du wifi par Windows si ce n’est pas déjà fait (j’ai observé que faire cette étape avant de se connecter peut perturber WirelessMon). Vous êtes au bout, vous avez réussi à vous connecter sur le réseau précis que vous souhaitiez, en dépit du fait qu’il ait le même nom que d’autres réseaux alentour. Mais attention, si vous n’avez pas désactivé la gestion du wifi par Windows, vous courez le risque que Windows vous reconnecte sur le réseau de son choix à la moindre baisse de signal, et WirelessMon ne l’empêche absolument pas, je l’ai découvert à mes dépends. NB: En cas d’indisponibilité temporaire du hotspot, ce qui arrive heureusement assez rarement, la connexion sera ré-initialisée et vous serez peut être amenés à renvoyer votre login et votre mot de passe wifi. Personnellement ça m’arrive heureusement assez rarement…

NB: les captures d’écran de cet article proviennent de cet article assez similaire trouvé sur la blogosphère anglophone qui m’a de fait servi de source.

Trouver les meilleurs réseaux wifi à proximité

inSSIDer

inSSIDer

Toujours dans la problématique où l’on souhaite se connecter à un hotspot wifi et que plusieurs sont disponibles, il faut se donner les moyens de pouvoir les comparer. Il y a bien sûr la puissance de réception du signal, mais pas seulement. Je vous présente donc aujourd’hui un logiciel gratuit (mais avec beaucoup d’extensions payantes que vous n’êtes pas obligés d’acheter) qui s’appelle inSSIDer. Son principe est très simple: il va scanner l’ensemble des réseaux wifi disponibles à l’entour, vous afficher la force de réception du signal, un certain nombre de données technique, et surtout une représentation graphique de leur répartition dans la bande des fréquences.

Pourquoi la répartition dans la bande des fréquence est-elle importante? Eh bien parce que les fréquences attribuées au Wifi sont divisées en 12 canaux. Chaque box internet va être configurée pour émettre sur un certain nombre de canaux qui dépendent de votre fournisseur. Si vos voisins directs utilisent le même canal que vous, vous allez de fait devoir vous partager la bande passante. C’est pour cette raison que de nombreux tutoriels d’optimisation de la réception wifi vous recommandent parfois de repérer un canal peu utilisé et de configurer l’ensemble de vos équipements pour fonctionner dessus.

Dans notre cas, nous allons comparer entre eux tous les hotspots auxquels nous sommes susceptibles de vouloir nous raccorder selon les critères suivants: D’abord quel est celui qui possède la meilleure qualité de réception (hauteur du créneau sur le graphique), et ensuite quel est celui qui est le moins encombré, c’est à dire celui qui a le moins de créneaux de hauteur non négligeable superposés au sien. Notez que les hotspots dont le signal recouvrent plusieurs canaux sont centrés sur un canal particulier, c’est celui-là qu’il faut comparer, vous le retrouverez dans la liste des réseaux dans la partie supérieure. Une fois que vous aurez déterminé le hotspot le plus intéressant, il ne restera plus qu’à s’y connecter. S’il a un nom différent des autres, c’est relativement facile avec l’outil intégré à Windows. Dans le cas contraire, il faudra désactiver ce dernier et utiliser un logiciel tiers. Nous y reviendrons…

Quelques remarques: si vous avez désactivé la gestion du wifi par Windows, le logiciel ne fonctionnera pas. Ensuite la détection des algorithmes de chiffrement des réseaux (WEP, WPA, etc) donne parfois des résultats erronés. Si vous détectez votre propre box en WEP alors que vous êtes persuadé de l’avoir configurée en WPA, ne paniquez pas et contrôlez avec un autre outil, il peut s’agir d’une erreur de détection.