petit edito…

Plop un petit mot à propos de ce blog et de son avenir. Comme vous aurez pu le remarquer, je suis de retour après plusieurs mois, qui m’ont permis d’accumuler un certain nombre d’idées d’articles. Il y a un certain nombre de bidouilles firefox dont je n’ai pas encore parlées, et un certain nombre de notions java que je voudrais expliquer, ainsi que certaines bidouilles logicielles ou linuxiennes. Je pense que ce que je fais ici a son role, car finalement les sources d’informations un peut techniques ne sont pas si nombreuses que cela sur le Web, et il est bon de dupliquer un minimum l’information pour mieux en assurer la pérennité, de même qu’il est bon de savoir aborder les choses de différents points de vue jusqu’à ce que nous en trouvions un qui nous paraisse logique et plus facilement compréhensible. D’un autre coté, il est bon de ne pas se disperser outre mesure. Ce que je fais sur ce blog est certes utile à la 50aine de personne qui le visitent quotidiennement, principalement en provenance de Google, mais ça pourrait bénéficier d’une bien meilleure audience et donc être utile a bien plus de monde si je le postais sur un site spécialisé, et c’est en partie ce que je fais en contribuant à divers wikis. A l’horizon de fin aout environ, je pense que je laisserai le blog en sommeil pour un temps indéterminé, ayant une perspective de rentrée chargée.

N’oubliez pas que l’informatique est en constante évolution. Même les technologies éprouvées comme java évoluent. On est en train d’attendre la sortie de Java EE 6 (j’expliquerai peut être un de ces jours ce que c’est), l’HTML5 est en cours d’élaboration, une nouvelle version de PHP est sortie il n’y a pas longtemps, Google envisage de lancer un système d’exploitation pour Netbooks, Firefox 3.5 vient de sortir, Vlc 1.0 vient de sortir en version finale, Windows Seven sera bientôt disponible en précommande, Ubuntu 9.10 est en cours de développement, Twitter est en train de prendre un essort considérable, et la liste est encore longue. Celui qui veut apprendre à connaitre l’informatique doit effectuer une double tache permanente d’apprentissage sur le fond des technologies éprouvées actuelles, parce qu’on n’a jamais fini d’apprendre, et de veille technologique pour surveiller et anticiper les futures évolutions de l’informatique. Bonne route sur les chemins du savoir :)

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Songbird : le logiciel idéal pour écouter les WebRadios

songbird600

Je ne sais pas si vous appréciez d’écouter des Web Radios, mais moi j’aime beaucoup. Ce qui passe sur la FM n’est pas inintéressant, mais je trouve que c’est trop commercial et formaté, avec un quart d’heure de pub toutes les demi heures pour certaines. Et puis on ne trouve pas de tous les genre. Tandis que le Web est bourré de petites Web Radios sympas, avec très peu de pub, et un répertoire de genre bien plus varié et bien moins commercial que ce qu’on trouve sur la FM. Reste à trouver un bon logiciel pour en profiter…

Après quelques essais, j’ai été séduit par Songbird. Ce logiciel a plus d’un tour dans son sac. D’abord il est gratuit et open-source. Il a des liens de parenté avec Mozilla, il est multi plateforme, idéal pour ceux qui jonglent entre Windows et Linux, et puis il a une interface conviviale, un classement des web radios par genre, un plugin qui affiche un résumé sur la vie de l’artiste dont le morceau est joué, et en plus il bouffe très peu de CPU, ce qui est idéal, c’est pas tous les média players qui peuvent s’en vanter ;) .

Le site est en anglais, mais rassurez vous, vous pouvez l’obtenir en français (cf la capture d’écran ci dessus, vous pouvez cliques dessur pour la voir en taille normale ;) ). Bonne écoute :) .

Quelques liens utiles pour programmer sereinement en java

Jusqu’à présent, je vous ai présenté le java à ma façon, parce que je trouve que la manière dont mes collègues le présentent n’est jamais suffisamment pédagogique. Il faut toujours commencer par les bases, sauf que celles-ci sont toujours tellement évidentes pour le professionnel, qu’en général il en zappe une partie. N’étant dans le java que depuis un an et demi, je me souviens encore très bien de mes débuts, et de mes difficultés d’alors. Cependant il est inutile de réinventer la roue en vous exposant l’intégralité des finesses de ce vaste sujet, ce qui prendrait un temps considérable, et serait totalement inutile puisqu’il existe d’excellents tutoriels sur la toile.

Dans le cadre de mon travail, je suis un intégrateur, c’est à dire que je reprend des bouts de logiciels qui existent déjà, et j’ajoute un ciment qui me permet de les liers entre eux dans un but novateur d’interaction entre tous ces bouts de logiciels. Entre 80% et 90% du code que je manipule existe déjà! C’est le principe de base de la programmation moderne. On reprend ce qui a déjà été fait, on ajoute juste ce qui manque. Et bien je me propose de faire de même dans le cadre de ces tutoriels. Je vais donc vous inviter à puiser abondamment dans des sites comme ceux qui suivent:

Qui sont des références absolues du petit programmeur, même s’il y a de nombreuses autres sources d’informations sympathiques à trouver sur le web ;) .

Tant que nous y sommes, voici un certain nombre de sites dont vous aurez rapidement besoin pour vous faciliter la programmation:

  • javadoc online vous renseignera très utilement sur toutes les classes existantes et leur usage.
  • findjar.com vous aidera à retrouver les librairies qui vous manquent, ce qui provoque ces agaçantes erreurs de “ClassNotFoundException”.
  • java examples contient des centaines de petits bouts de code qui illustrent telle ou telle fonctionnalité de java, une vraie mine d’or pour comprendre comment marchent les choses :) .

Il y a aussi java source.net, mais a priori, vous n’en aurez pas besoin tout de suite ;) . Voila pour les liens utiles. Alors bouquinez bien, potassez bien, et à bientôt pour quelques éclaircissements sur certains points chauds :D .

Compiler et exécuter un fichier java.

vaisseau_java_2-compil

En complément à mon article précédent, voici comment faire pour compiler et tester mon exemple:

  • D’abord, récupérez le code source sur mon pastebin.
  • Ensuite, vous allez avoir besoin d’un outil de compilation. Sous Ubuntu, faites un petit
    sudo apt-get install gcj” pour l’installer (sachant que si vous travaillez depuis un ordinateur de votre école ou université, le paquet est probablement déjà installé, et vous pouvez sauter cette étape.
  • Ensuite, la procédure est simple: “javac monfichier.java” pour compiler (avec le ‘c’ de compilateur à la fin).
  • java monfichier arguments” pour  lancer l’exécution (sans le ‘c’ cette fois ci, sans le “.java”, et les arguments, c’est en option, ça correspond au “String [] args”, l’argument de la fonction main qui est appelée pour lancer le programme).

Dans notre cas, procéder comme sur l’illustration de ce billet, je pense que c’est assez explicite ;) .

Introduction à la programmation Objet (2)

vaisseau_java_2

Dans mon exemple d’hier, je vous donnais les clés de la compréhension des fondamentaux de l’orienté objet. Nous gagnons aujourd’hui un petit peu en complexité. Cette classe est la même que celle d’hier, mais enrichie par l’arrivée de différentes nouveautés.

  • Comme vous pouvez le remarquer, il est possible d’initialiser les attributs de la classe à l’extérieur du constructeur. C’est une facilité qui permet d’apporter de la clarté dans le code, car comme ça seuls les champs qui doivent varier sont initialisés dans le constructeur.
  • Vous remarquez également que nous avons ici deux constructeurs, la chose est rendue possible par le fait que les deux ne prennent pas le même nombre ni le même type de paramètres. Ce n’est d’ailleurs pas réservé aux constructeurs, c’est le cas de n’importe quelle fonction. Par exemple vous pouvez avoir une fonction chargerPreferences(String nomFichier) et une fonction chargerPreferences(FileReader fichier), étant entendu que la première va ouvrir le fichier spécifié puis faire appel à l’autre. Et dans le cas présent, vous remarquerez qu’effectivement le constructeur qui prend le plus de paramètres fait appel au constructeur simple par le biais du mot clé “this”. Ce mot clé permet soit de désigner le constructeur de la classe s’il est utilisé comme fonction, soit de désigner une instance de la classe. Bien sûr il n’est pas obligatoire de lier les constructeurs, on aurait pu recopier le premier dans le deuxième, et éviter le renvoi. Mais en règle général en programmation, on évite de dupliquer le code tout simplement parce que s’il y a une modification à faire, on aime bien n’avoir à la faire qu’une seule fois.
  • Vous remarquerez enfin l’apparition du mot clé “static”. Ce mot clé permet de désigner une fonction ou un paramètre comme indépendant d’un objet particulier, mais au contraire commun à tous les objets de la classe. C’est un peu l’analogue d’une variable globale. Vous pouvez créer 100 vaisseaux, tous de nom, de couleur et de nombre de canons différents, mais si vous modifiez la variable nombre de vaisseaux, tous seront affectés, parce que c’est une variable dite “de classe et non d’instance”, c’est à dire qu’elle ne s’applique pas à un objet particulier de la classe, mais à l’ensemble de ces objets.
  • et puis il y a la fonction public static void main(String args). Comme vous le remarquerez, cette fonction est “static”, donc ne s’applique pas à un objet particulier mais à l’ensemble de la classe. En particulier, par convention, ce nom et cette signature de fonction désignent le bout de code qui doit être appelé pour lancer le programme.
  • Que dire d’autre, System.out.println() est une fonction qui permet d’afficher la chaine de caractères spécifiée à l’écran. On peut concaténer deux chaines de caractères avec des ‘+’. Il est également possible de concaténer des entiers avec une chaine de caractères, et comme vous le voyez, si jamais ça sort de l’écran, on peut étaler sur plusieurs ligne, le programme s’en fout du moment qu’il y a bien le point virgule à la fin de l’instruction ;) .

Je sens que vous êtes légèrement perdus, donc je vais faire un bref rappel sur les variables:

  • On appelle variable d’instance un attribut qui décrit une caractéristique d’un objet de la classe. Chaque objet de la classe possède cet attribut (couleur, nombre de canons, nom…) mais il peut être différent en fonction de l’objet. On y accède en utilisant le nom de la variable suivit d’un point et du nom de l’attribut, par exemple vaisseau1.couleur pour obtenir la couleur du vaissau1 ou encore vaisseau2.nombre_de_canons pour obtenir le nombre de canons du vaisseau2.
  • On appelle méthode d’instance une méthode (fonction) qui peut s’appliquer à une instance (un objet) particulier de la classe, exemple accelerer(), que  l’on applique à un objet particulier, par exemple vaisseau1.accelerer() pour faire bouger le vaisseau1.
  • On appelle variable de classe une variable qui ne dépend pas d’un objet de la classe, mais qui est commun à tous les objets. Ces variables sont repérées par le mot clé “static”. Exemple, nombre_vaisseaux est une variable de classe. Si on la modifie, elle change pour tous les objets. On peut y accéder par le nom de la classe suivit d’un point et du nom de la variable, par exemple VaisseauSpatial.nombre_vaisseaux permettrait d’y accéder depuis une autre classe,
  • de même qu’une autre classe pourrait lancer la méthode main par l’instruction VaisseauSpatial.main(args); En effet la méthode main elle non plus ne s’applique pas à un objet particulier, mais comme toutes les méthodes statiques, elle s’applique à manipuler des objets de la classe.

J’espère avoir été suffisamment compréhensible. Ce que je raconte est un peu dur à suivre, parce que malgrès tout je suis obligé d’introduire peu à peu le vocabulaire de base du programmeur java. Enfin vous avez l’exemple du code source pour comprendre, et en extrapolant un peu par rapport aux autres langages vous devriez avoir les outils pour piger le truc. Je précise que j’ai utilisé le logiciel très connu Eclipse pour programmer ma classe. Ceci dit vous n’en avez absolument pas besoin pour débuter. N’importe quel éditeur de texte basique comme Notepad++ sous Windows, et Gedit sous Linux vous permettrons d’avoir le minimum de coloration syntaxique sans avoir besoin de passer par des choses plus compliquées. Disons que c’est pour moi une habitude et un outil de travail. Je consacrerai sans doute prochainement un article aux environnements de développement.

Pour finir, voici ce que l’on vois lorsqu’on lance ce programme:

vaisseau_java_2-exe

Comme vous le voyez, le main a été appelé, il a déclaré deux vaiseaux qui ont été construits d’après ses spécifications, et il leur a appliqué quelques méthodes d’instance. La variable nombre_vaisseaux a bien été incrémentée deux fois, autant de fois que des vaisseaux ont été construits (elle n’a été initialisée q’une seule fois lors du premier appel de la classe).

Introduction à la programmation Objet

Je me rappelle encore de mon premier cours sur le java. Le prof a expliqué en un quart d’heure ce qu’était une classe, et ce qu’était une instance, et a passé l’heure suivante à employer à tout bout de champ des expressions comme “variable de classe”, “variable d’instance”, méthode et constructeur, de sorte que tout le monde s’est retrouvé instantanément largué, parce que le temps de se rappeler de ce qu’est un constructeur, le prof était déjà passé à autre chose. On va essayer d’être un peu plus simples.

Le principe de la programmation objet, c’est que dans tout programme, on manipule des objets. Par exemple un jeu de simulation de combat spatial contiendra des vaisseaux, des canons, des projectiles, un espace 3D, etc, tous ces objets interagissant entre eux. Le principe de la programmation objet, c’est de rassembler dans un même bout de programme (la classe) tout ce qui se rapporte à un objet particulier, à savoir: ses caractéristiques (les attributs), par exemple la couleur du vaisseau, son nombre de canons ou sa vitesse, et les actions qu’on peut effectuer avec cet objet (les méthodes), par exemple accélérer, ralentir, etc. On y ajoute aussi un bout de code qui explique comment faire pour créer un nouvel objet. Voici un exemple qui illustre mon explication:

vaisseau_java

Ce qu’il faut retenir, c’est que cette classe décrit comment tous les objets de type VaisseauSpatial seront. Mais il peut y en avoir plusieurs. Chaque fois que l’on va vouloir créer un nouveau vaisseau, on va appeler la fonction/méthode qui porte le même nom que la classe: c’est le constructeur. L’appel de cette fonction réserve la place en mémoire pour stocker un nouveau vaisseau spatial, initialisé comme le dit le constructeur. Par exemple, dans un autre programme, on pourra trouver la séquence suivante:

VaisseauSpatial vaisseau1 = new VaisseauSpatial();
VaisseauSpatial vaisseau2 = new VaisseauSpatial();
vaisseau1.couleur = “jaune”
vaisseau2.accelerer();

Qu’est-ce qui se produit exactement? Eh bien deux objets décrits par la classe précédentes et stockés dans les variables vaisseau1 et vaisseau2 sont créés. La couleur du vaisseau1 ne nous plait pas, donc on la change, et on demande au vaisseau2 d’accélérer un peu. Vous remarquerez la manière dont on s’y prend pour accéder à tout ce qui se rapporte à un objet: on met le nom de la variable, un “.”, et le nom du paramètre (attribut) ou de la fonction (la méthode) qu’on veut appeler sur cet objet.

Je n’en dirai pas plus pour aujourd’hui, nous avons vu l’illustration de base du concept, il restera encore à voir comment l’utiliser, c’est un chouia plus complexe, mais pas tant que ça.

Capturer le localhost dans WireShark/Ethereal sous Windows

Je ne sais pas si certains d’entre vous bossent sur des projets telecom, mais il est une situation dans laquelle on se retrouve tôt ou tard: avoir besoin de tester deux logiciels censés communiquer entre eux par le réseau sur son propre ordinateur, et vouloir sniffer le réseau pour savoir ce qu’ils se disent exactement. Problème, wireshark (nouveau nom d’Ethereal) capture tout ce qui passe par la carte réseau, mais dans le cas de communication réseau internes à l’ordinateur, les paquets empruntent des raccourcis qui les font échapper à cette capture. Comment tricher pour les avoir quand même? Une façon de faire consiste à les forcer à passer par la carte réseau, en indiquant à windows que tous les paquets en provenance de notre ordinateur et à destination de notre adresse ip doivent emprunter la passerelle par défaut.

I visualisation des paramètres initiaux :

D’abord on fait un ipconfig pour repérer son adresse ip, et la passerelle par défaut. Par exemple on obtient ça:

C:\>ipconfig
Windows IP Configuration
Ethernet adapter Local Area Connection:
Connection-specific DNS Suffix  . : toto.titi.tata.com
IP Address. . . . . . . . . . . . : 192.168.16.53
Subnet Mask . . . . . . . . . . . : 255.255.255.0
Default Gateway . . . . . . . . . : 192.168.16.2

Tant qu’on y est, on peut aussi regarder les paramètres par défaut de routage interne :

H:\>route print 192.168.16.53 | find “192.168.16.53″
192.168.16.53  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20

Le résultat dit que les paquets à destination de mon adresse IP doivent être redirigés sur mon localhost. C’est ce que nous allons changer.

II Forçage du passage des paquets par le routeur :

Nous allons donc ajouter une route à Windows en lui disant que pour router des paquets vers notre adresse IP, il faut passer par le routeur:

H:\>route add 192.168.16.53 mask 255.255.255.255 192.168.16.2 metric 1

Regardons maintenant les nouveaux parametres de routage de windows :

H:\>route print 192.168.16.53 | find “192.168.16.53″
192.168.16.53  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20
192.168.16.53  255.255.255.255 192.168.16.2 192.168.16.53       1

La nouvelle route a bien été ajoutée. L’étape suivante concerne notre application qui tourne en interne : Au lieu de lui donner l’adresse hote interne 127.0.0.1, il faut lui donner l’adresse hôte externe, dans cet exemple 192.168.16.53. Une fois que c’est fait, nous pouvons lancer ethereal/wireshark  et notre application, et les paquets seront capturés.

III Résoudre le problème du dédoublement des paquets :

Seul petit problème, le trajet des paquets va être le suivant :
1)      Le paquet part de l’application cliente sur notre ordinateur
2)      Il est routé vers le routeur
3)      Le routeur nous le renvoie
4)      Le paquet est reçu par l’application serveur sur notre ordinateur

Et dans le cas du trajet serveur -> client, c’est la même chose.

Ca implique que chaque paquet passe deux fois par notre carte réseau, et que du coup tous les paquets seront capturés en double par wireshark/ethereal. Pour pallier à ce petit problème, il suffit d’ajouter un filtre dans wireshark, pour lui indiquer par exemple de bloquer les paquets sortant de la carte réseau du routeur. Par exemple, si en plus vous ne voulez que les paquets snmp, et que votre carte réseau a pour adresse 00:ab:cd:ef:12:34, indiquez le filtre suivant dans wireshark/ethereal:

snmp && !(eth.src == 00:ab:cd:ef:12:34)

Et le tour est joué!

IV Rétablir les choses dans leur configuration d’origine :

Lorsqu’on n’a plus besoin de capturer les paquets, il n’est pas nécessaire de polluer le routeur plus longtemps. Il suffit d’enlever la route ajoutée au II :

H:\>route delete
192.168.16.53
H:\>route print 192.168.16.53 | find “192.168.16.53″
192.168.16.53  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20

Et tout est de retour à l’état initial.

I visualisation des paramètres initiaux :

D’abord on fait un ipconfig pour repérer son adresse ip, et la passerelle par défaut. Dans mon cas ça donne ça :

H:\>ipconfig

Windows IP Configuration

Ethernet adapter Local Area Connection:

Connection-specific DNS Suffix  . : rennes.eu.thmulti.com

IP Address. . . . . . . . . . . . : 141.11.149.18

Subnet Mask . . . . . . . . . . . : 255.255.240.0

Default Gateway . . . . . . . . . : 141.11.159.1

Tant qu’on y est, on peut aussi regarder les paramètres par défaut de routage interne :

H:\>route print 141.11.149.18 | find “141.11.149.18″

141.11.149.18  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20

Le résultat dit que les paquets à destination de mon adresse IP doivent être redirigés sur mon localhost. C’est ce que nous allons changer.

II Forçage du passage des paquets par le routeur :

Nous allons donc ajouter une route à Windows en lui disant que pour router des paquets vers notre adresse IP, il faut passer par le routeur :

H:\>route add 141.11.149.18 mask 255.255.255.255 141.11.159.1 metric 1

Regardons maintenant les nouveaux parametres de routage de windows :

H:\>route print 141.11.149.18 | find “141.11.149.18″

141.11.149.18  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20

141.11.149.18  255.255.255.255     141.11.159.1   141.11.149.18       1

La nouvelle route a bien été ajoutée. L’étape suivante concerne notre application qui tourne en interne : Au lieu de lui donner l’adresse hote interne 127.0.0.1, il faut lui donner l’adresse hôte externe, dans mon cas 141.11.149.18. Une fois que c’est fait, nous pouvons lancer ethereal/wireshark  et notre application, et les paquets seront capturés.

III Résoudre le problème du dédoublement des paquets :

Seul petit problème, le trajet des paquets va être le suivant :

1) Le paquet part de l’application cliente sur notre ordinateur

2) Il est routé vers le routeur

3) Le routeur nous le renvoie

4) Le paquet est reçu par l’application serveur sur notre ordinateur

Et dans le cas du trajet serveur -> client, c’est la même chose.

Ca implique que chaque paquet passe deux fois par notre carte réseau, et que du coup tous les paquets seront capturés en double par wireshark/ethereal. Pour pallier à ce petit problème, il suffit d’ajouter un filtre dans wireshark, pour lui indiquer par exemple de bloquer les paquets sortant de la carte réseau du routeur. Par exemple, dans mon cas, je ne veux que les paquets snmp, donc j’indique le filtre suivant à wireshark/ethereal :

snmp && eth.src != 00:19:b9:2e:45:cf

Et le tour est joué!

IV Rétablir les choses dans leur configuration d’origine :

Lorsqu’on n’a plus besoin de capturer les paquets, il n’est pas nécessaire de polluer le routeur plus longtemps. Il suffit d’enlever la route ajoutée au II :

H:\>route delete 141.11.149.18

H:\>route print 141.11.149.18 | find “141.11.149.18″

141.11.149.18  255.255.255.255        127.0.0.1       127.0.0.1       20

Et tout est de retour à l’état initial.

Geckozone: Un bon site en français sur Firefox et toutes ses extensions

geckozone

Ca fait un peu bizarre dans un blog dont de si nombreux articles parlent de Firefox et de ses extensions, de ne pas avoir encore présenté Geckozone. C’est pourtant une mine d’or en terme de renseignements, et qui plus est en français. N’hésitez pas à y faire un tour ;)

Décadence du journalisme : les faiseurs de scandales auraient ils oublié le sens du mot déontologie?

...Et je ne suis pas le seul à le dire. Cliquer sur l'image pour voir la page web d'où cette illustration est tirée ;).
…Et je ne suis pas le seul à le dire. Cliquer sur l’image pour voir la page web d’où cette illustration est tirée ;) .

Bon décidément le mois de mars n’aura pas été un bon mois pour le blogging informatique! En effet je ne sors aujourd’hui de mon hibernation que pour pour publier l’un de mes rares articles non liés à ce sujet. J’estime en effet que le blogger d’aujourd’hui doit savoir s’intéresser à ce qui se passe autour de lui, être attentif à ce qui se passe dans le monde, et avoir un esprit critique à cet égard. Premier devoir du citoyen: s’informer. Comment s’informer? => en écoutant les informations, en lisant les nouvelles, etc. Dans l’ère du 21ème siècle, les médias n’ont jamais autant proliféré. Et pourtant c’est pitié de voir que dans le domaine du journalisme, le progrès technique et la modernité ne sont pas synonymes de vérité, mais bien plutôt de médiocrité. Et c’est ce qui m’amène à écrire aujourd’hui ce billet.

Je rappelle que les idéaux autrefois si nobles des journalistes étaient d’informer les gens. La recherche de la vérité, et de l’exactitude était alors le moteur du journalisme. Heureusement qu’il en reste encore quelques uns qui s’en souviennent dans la presse écrite. Hélas la plupart des journalistes du net et des autres médias ont jeté ces valeurs aux orties. Il est bien loin le temps où l’impartialité était de mise. Aujourd’hui les journalistes cherchent avant tout à vendre du contenu. Et dans ce but bassement commercial, ils sont prêts à:

  • dissimuler les informations qui sont susceptibles soit de ne pas intéresser une grande partie de la population, soit de ne pas plaire au public.
  • travestir la vérité pour rendre l’information plus alléchante
  • envelopper toute l’information d’un emballage émotionnel afin de jouer sur les émotions des gens
  • mettre des gros titres parfois de très mauvais gout et sans grand rapport avec le sujet de l’article juste pour accrocher le public
  • Interviewer plutôt les personnes susceptibles de raconter des inepties vendables même si elles n’ont aucune crédibilité, que des spécialistes qui réfuteraient un scoop douteux en deux phrases.
  • Inventer des scandales là où il n’y en a pas en présentant les choses d’une certaine manière pour faire réagir le public.
  • Alimenter artificiellement une polémique en ajoutant éventuellement de l’huile sur le feu.

Mais hélas, ce n’est pas tout. En effet, soit par paresse intellectuelle ou manuelle, soit pour faire du chiffre en publiant un grand nombre d’articles, ils se laissent aller à:

  • Ne pas vérifier une information même très douteuse
  • Publier des ragots
  • Publier des informations avant même qu’elles ne se soient réalisées en tablant sur la probabilité qu’elles se réalisent pendant que le journal est imprimé et qu’ils soient les premiers à l’annoncer
  • Copier bêtement ce qu’écrivent leurs confrères même si l’information parait un peu grosse.
  • Réinterpréter des informations qu’ils ont lu ailleurs, où qu’ils ont reçues de la bouche d’un spécialiste et compris de travers en les présentant comme des vérités premières

Si bien qu’aujourd’hui, le problème n’est plus tant de s’informer, que de trouver les informations pertinentes dans la masse des inepties dont on nous abreuve quotidiennement. Le citoyen qui veut être bien informé doit en plus faire attention à recouper les sources (vu que souvent les journalistes se contredisent entre eux), et se cultiver suffisamment pour apprendre à retrouver sous les âneries du journaliste la vérité qui était derrière. Je ne sais pas vous, mais moi personnellement, quand je vois toutes les âneries que les journalistes de la presse généraliste racontent dans les domaines où je m’y connais, j’ai peur pour tout ce que je gobe sans doute bêtement dans les domaines que j’ignore.

Au niveau des exemples, ils sont légions. Personnellement, j’ai par exemple très modérément apprécié la manière dont les journalistes ont récemment fait du scandale au niveau des affaires religieuses des catholiques. D’abord il y a eu le problème de la levée de l’excommunication des évêques lefèbvristes. Et la levée de boucliers des journalistes à propos de l’évêque négationniste. Je suis sûr que pas un seul des journalistes ne s’est renseigné sur le sens exact du mot excommunication et sur la raison pour laquelle les évêques étaient excommuniés. Pour prendre une comparaison, c’est un peut comme si lors de la révision du procès d’un condamné pour meurtre, un juge finissait par statuer sur l’innocence du prévenu, et que les journalistes faisaient alors du scandale parce que le prévenu à fait aussi un détournement de fond. Ce sont des affaires qui n’ont strictement rien à voir et qui doivent être traitées séparément. C’est d’ailleurs ce que l’Église à fait et l’évêque négationniste a été sanctionné et a fini par se rétracter. Mais on aurait pu se passer du scandale lié à l’amalgame des journalistes.

Ensuite il y a eu le cas de la petite fille colombienne. Je ne reviendrais pas dessus, c’est encore une affaire purement interne au catholicisme, et on se demande ce que les médias viennent faire dedans. Je tiens cependant à rappeler qu’il y a des centaines de femmes qui subissent quotidiennement des atrocités en Afrique et que leurs enfants meurent de faim et que les journalistes n’en parlent même pas et que tout le monde s’en fout. Enfin il y a eu l’affaire des préservatifs. Je rappelle les faits: le pape a dit (en gros) dans une longue déclaration d’une bonne dizaine de minutes  qu’on ne résoudrait pas le problème du sida simplement en distribuant des millions de préservatifs, mais qu’il fallait éduquer la population et rendre les soins gratuits. Et les journalistes sont allés faire du scandale en sortant la phrase que je cite textuellement: “Dans l’avion qui le conduisait en Afrique, Benoît XVI a estimé que l’utilisation du préservatif “aggravait” l’épidémie de sida. “, et de faire du scandale en brodant sur les positions bien connues du Vatican sur le préservatif. A ce propos, je me bornerait à citer les propos d’une catholique pratiquante recueillis par un journaliste (!) : “Le pape prône la fidélité et la chasteté, ça ne me parait pas aberrant“. Pour conclure sur ce thème, remarquons que les journalistes sont beaucoup plus soft avec d’autres religions dont certaines sont bien moins tolérantes et en faveur de la promotion de la dignité de l’homme que le catholicisme.

Et s’il n’y avait que les pseudo scandales catholiques, ça nous irait encore. Mais hélas, les journalistes brodent à tort et à travers dans tous les domaines qui leur sont accessibles. Ici nous apprenons qu’on utilise des termites pour construire une bombe atomique. Là, on apprend que l’on a retrouvé l’Atlantide sur google map. A un autre endroit un journaliste rapporte que de l’acide chlorhydrique a été perdu dans la nature, mais que comme il n’est concentré qu’à 67% ce n’est pas grave. Partout les journalistes nous font des interprétations libre du niveau d’un enfant de deux ans, sans vérifier leurs sources et sans esprit critique.

Et le plus navrant dans tout ça, c’est que le monsieur tout le monde gobe avec délectation les informations insipides et prémachées des journalistes et que lorsqu’un journaliste quelconque comprend de travers une information et l’enjolive un petit peu sous forme de scandale ou de drame à l’eau de rose, l’ensemble de la France se scandalise ou s’émotionne avec lui. Tous ensembles, nous formons les imbéciles utiles, comme disait Lénine. Je voudrais aussi m’élever dans cet article contre tous les préjugés qui ont la vie dure en France, notamment à propos du nucléaire et de tous les militants qui feraient mieux de se mobiliser pour aider les gens dans le besoin plutôt que contre un domaine qui ne représente plus un grand danger aujourd’hui. Pour rappel, la centrale qui a explosé à Tchernobyl était de première génération. Les centrales qui fonctionnent actuellement en France sont toutes de deuxième ou troisième génération, ce qui signifie qu’elles ont été conçue de façon à ce que ce qui s’est passé là bas ne puisse pas physiquement se reproduire. Ensuite, au niveau des déchets, le faux problème qui n’en est pas un. Je rappelle le principe: On extrait du minerai radioactif qui peut être situé n’importe où tant qu’il n’est pas découvert par quelqu’un. On enrichit ledit minerai en éliminant une bonne partie non utile, puis on l’utilise dans une centrale pour produire de l’énergie. A l’entrée de la centrale, nous avons donc du minerai, à sa sortie, également, mais subtilement changé par son passage dans la centrale qui lui a enlevé de l’énergie. Et à la fin on réenterre les déchets non pas là où on les a trouvés, mais dans des endroits sécurisés. Donc en simplifiant un peu, c’est un peu comme si on extrayait et qu’on sécurisé dans des endroits appropriés le minerai radioactif présent à l’état naturel en France. Eh bien figurez vous qu’il y a des gens qui sont contre ça! Ensuite, venons en aux durées de radioactivités. Les journalistes voient qu’il y a des minerais qui sont radioactifs 10 ans, d’autre 100 ans, et certains des milliards d’années, et ils font du scandale à propos des cadeaux empoisonnés que nous allons laisser à nos enfants pour des milliards d’années. Sauf que bien sûr, ils ne sont pas au courant des deux choses suivantes:

  • D’abord, le minerai extrait était déjà du minerai radioactif pour des milliards d’années. Pour rappel l’age de la Terre est d’environ 4,5 milliards d’années. Donc tout minerai radioactif de durée de vie inférieure a largement eu le temps de perdre totalement sa radioactivité. Donc il ne reste forcément plus que ça.
  • Ensuite, le minerai radioactif pour des milliards d’années n’est vraiment pas dangereux. Qu’est-ce que vous préfèreriez? Recevoir une petite goutte de pluie chaque jour, ou qu’un matin quelqu’un vienne vous voir dans votre appartement et vous tire dessus au bazooka?

Ainsi contrairement au préjugé ambiant véhiculé par les journalistes, les déchets radioactifs les plus dangereux sont ceux dont la durée de vie est courte. Et comme ils sont sécurisés dans les zones appropriés et auront disparu d’ici 10 ans, nos enfants ne les auront pas en héritage.

Pour conclure sur cet article un peu long sur les abus du journalisme, voici une petite citation certainement pas la meilleure qui est tirée de Die Hard 4: “L’information est totalement manipulée. Tout ce qu’on entend, à chaque minutes de chaque jour, est conçu par l’ensemble des médias dans le but d’atteindre un seul et unique objectif, vous savez lequel? Créer un climat de frayeur! (…) Une frayeur qui fait claquer de l’argent pour se payer des tas de trucs, des trucs dont on n’a pas besoin, qu’on a surement déjà en six exemplaires, et comme ça les annonceurs continuent d’acheter des espaces pubs! (…)“. Bon c’est un filme de science fiction, donc à  prendre avec des pincettes, mais c’est un peu vrai quand même. Notez au passage l’utilisation par moi-même des “(…)“, que j’ai utilisé pour couper certains passages sans intérêt autre que cinématographique, mais que les journalistes utilisent trop souvent comme justification pour ne citer que les passages qui les arrangent.

Alors pour tous ceux qui me lisent, journalistes ou non, bonne recherche de la vérité vraie, exacte, fouillée, et impartiale :) !

Je vous recommande également la lecture des articles suivants:
Déontologie journalistique: Les étranges propos d’un « spécialiste » du terrorisme de l’AFP…
Tout le monde a intérêt à transformer Internet en Minitel
Et pour illustrer mes propos sur la déclaration du pape et les “(…)”, voici un excellent exercice pratique qui vous en apprendra long sur les journalistes et leurs façons de changer le blanc en noir en travestissant au passage la vérité sans aucun scrupule pour des besoins bassement commerciaux:
Benoît XVI et le Sida : petit exercice pratique

edito…

Un petit mot pour tous ceux qui suivent le blog, vu qu’il y en a quand même un paquet, comme le démontrent mes courbes de statistiques très en dents de scie de ces derniers temps. Quand je publie un nouvel article, il y a un gros bond à 100 visiteurs, et après quelque jour d’inactivité, la moyenne descend à 50^^.

Bref sachez donc que je n’oublie pas ce blog, et que j’ai toujours l’intention de le poursuivre. Cependant ces derniers temps je suis moins motivé. En effet mon stage a commencé, et pour l’instant je suis dans la phase d’étude et de documentation. Ce qui fait que lorsque je rentre chez moi le soir après huit heures passées devant un clavier et un écran à lire et à rédiger des documents en anglais, je suis moins motivé pour écrire sur le blog, sachant qu’un article me prend en général une petite heure.

Rassurez vous, quand je commencerai à faire du travail un peu plus intéressant en journée, ou peut être simplement avec l’arrivée du printemps qui commence à pointer le bout de son nez, je reprendrai sans doute un rythme de publication un peu plus soutenu. En attendant je vais continuer à publier un petit article de temps à autres :)

Voilà, voilou, portez vous bien :D .

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